Baseball mineur: Records d'inscriptions au Saguenay Lac St-Jean

 

L’engouement pour le baseball mineur ne se dément pas. Que ce soit à Chicoutimi, Jonquière, Saint-Honoré ou à Alma, toutes les organisations affichent une hausse par rapport à l’an dernier, voire un nombre record d’inscriptions. Pour l’ensemble de la région, tout indique que la barre des 1000 joueurs sera atteinte.

Président de Baseball Saguenay-Lac-Saint-Jean, Kévin Gauthier a indiqué qu’actuellement, 997 jeunes sont inscrits au niveau régional et certaines inscriptions entrent encore, car la période qui devait prendre fin le 30 avril a été prolongée à certains endroits. Selon les données disponibles, «il s’agit d’un record depuis le début des années 2000. Nous avions atteint 960 en 2019, diminué à 840 avec l’année de pandémie en 2020 et l’engouement y est cette année», écrit le président Gauthier dans un courriel, en soulignant une hausse importante pour les organisations de Jonquière, Alma et Saint-Honoré.

Record à Jonquière

À Jonquière, le président de l’Organisation du baseball mineur (OBMJ) Frédéric Truchon est aux anges. Ce sont rien de moins que 371 jeunes qui se sont inscrits dans les différentes catégories, dont 112 dans le Rallye Cap (4 à 7 ans). «C’est un record!, souligne le président avec enthousiasme. En 2019, l’ancien record était de 345 inscriptions. Dans l’atome et le moustique, on compte 80 joueurs dans chaque catégorie. Chez les pee-wee, on a 60 joueurs, en plus des huit qui sont allés jouer dans le AA. Dans le bantam-midget, c’est plus compliqué. Dans le midget, on a 16 inscriptions. On veut essayer de monter ça à 22 pour former deux équipes», poursuit le président Truchon. Il a incité les jeunes à inviter leurs amis à se joindre à eux et l’organisation songe aussi à se tourner vers Saint-Honoré pour aller chercher quelques joueurs qui pourraient être intéressés.

Du côté féminin, l’OBMJ compte une dizaine de joueuses dans des calibres différents, mais il n’y en a pas assez dans une même catégorie pour former une équipe. De plus, elles préfèrent jouer dans les équipes masculines plutôt qu’ensemble.

Qu’est-ce qui explique cet engouement pour le baseball? «Je pense que c’est attribuable au fait que les jeunes n’ont pas fait de sports organisés de l’hiver. Il y a une effervescence, avance-t-il. Peut-être que les parents vont davantage rester en région cet été plutôt que voyager, donc c’est plus facile d’inscrire le jeune pour l’été.»

Concernant les installations, M. Truchon constate de nettes améliorations. «Il y a deux ou trois ans, les terrains faisaient pitié à Jonquière, mais là, ça s’est nettement amélioré et la Ville fait des efforts pour nous aider. Avec le nombre d’inscriptions qu’on a, ce sera suffisant, mais c’est certain que les soirs, ça va être compliqué. Il faudra mettre des pratiques une en arrière de l’autre», estime-t-il.

Côté entraîneurs, ça roule pour les moustique et pee-wee, mais dans l’atome, il y a un certain manque de relève. Pour l’arbitrage, les besoins sont toujours présents, mais l’organisation a donné des cours aux jeunes du sport-études et cinq ou six ont manifesté leur intérêt pour arbitrer cet été.

À Saint-Honoré aussi

À Saint-Honoré, l’Association du baseball mineur a vu son ancien record éclipsé. «Notre ancien record était de 117 jeunes et nous sommes présentement à 150, a indiqué le président Billy Bilodeau. On a 43 jeunes dans le Rallye Cap. C’est là aussi un record parce que l’an passé, on en avait 28.»

Le volet féminin se porte aussi très bien avec une vingtaine de joueuses excluant celles du Rallye Cap. «Juste dans le moustique, on en a 12. On a essayé de faire une équipe de filles, mais elles veulent jouer avec les gars.»

Les inscriptions prenaient fin samedi, mais il est possible d’ajouter quelques joueurs dans certaines catégories. «On peut les mettre sur des listes d’attente ou les rediriger vers Chicoutimi. Le but, c’est que tout le monde joue au baseball», fait valoir le président.

Chicoutimi en hausse

L’Association du baseball mineur de Chicoutimi est elle aussi en effervescence avec 215 inscriptions cette année contre 182 l’an dernier. Bien que ce soit une hausse notable, ce n’est pas un record, note la présidente Maryse Prévost. «Il y a deux ans, en 2019, on était à 239 inscrits. On a eu un gros effet COVID l’an passé et on a perdu 25 % de la clientèle. On est allé en chercher de nouveaux qui l’ont essayé pour un été, pour voir autre chose. Certains ont continué, d’autres non.»

Les règles sanitaires font actuellement hésiter certains parents. «En ce moment, quand on fait nos camps de remise en forme, le port du masque est obligatoire. Malheureusement, il y en a que ça les freine, mais il y en a d’autres qui ont commencé l’an passé, qui sont de retour cette année et qui sont heureux de jouer», fait valoir Mme Prévost.

D’autre part, en Rallye Cap, elle souligne une hausse, passant de 52 l’an dernier à 62 joueurs de 4 à 7 ans cet été. On retrouve aussi 25 filles réparties dans les différentes catégories. Le groupe le plus important est chez les 9 à 11 ans avec sept, mais c’est insuffisant pour former une équipe féminine. «Donc, ça ira à l’an prochain peut-être», énonce la présidente.

Enfin, la période d’inscription a été prolongée jusqu’au 12 mai. L’organisation reçoit encore beaucoup de questions de parents sur sa page Facebook et ne veut refuser aucun jeune.

Source: Johanne Saint-Pierre - Le Quotidien